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Sister Act

December 21, 2013

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler d’un sujet assez sensible (3615 mylife): ma sœur.

Certaines d’entre vous savent que j’ai une sœur, de 13 ans mon aînée. Bien que je n’ai jamais grandie avec elle, elle est mon sang, ma chaire, ma sœur. J’aurai aimé avoir une sœur plus proche en terme d’âge, de caractère, une sœur que je pourrai appeler pour parler de garçon quand j’étais jeune, de problème de copines, de vernis, aller déjeuner avec elle avant de passer l’après-midi ensemble. J’ai une sœur formidable en tant qu’être humain. J’ai compris que nous avions cependant un caractère bien trop différent pour être aussi proche que je l’aurai souhaité.

J’ai toujours essayé de trouver ma place, de chercher comment lui parler, pour ne pas la vexer, pour trouver les bons mots. Pour éviter de me sentir comme ça à chaque fois que je la vois, que je lui parle:

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Mais depuis quelques années, depuis mon “entrée réelle dans le fantastique mon des adultes”, aka vivre en couple-boulot-payer ses impôts, j’ai toujours la sensation de mal faire, de mal dire, de ne vraiment pas être à ma place.

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Il y a plus de 2 ans de cela, quand nous avions l’habitude de nous retrouver de temps en temps pour déjeuner car nos bureaux étaient dans la même rue, je lui avais confié que j’avais arrêté la pilule et que nous envisagions Sieur Biquet et moi-même d’avoir un enfant. Nous avions à l’époque 25 ans, et nous étions mariés depuis 3 mois (le cliché oui). Nous vivions dans un appartement dont nos parents étaient propriétaires, et nous avions tous les 2 un CDI. Ma sœur connaît mon caractère: depuis le plus jeune âge, je ne rêve que d’une chose, être maman, faire des gâteaux l’après-midi avec eux, et aller les chercher à l’école avec mon chien (=> Oscar le westie). Je n’étais pas une carriériste comme elle. Je préférais largement un plus petit salaire, de moindres responsabilités mais être chez moi plus tôt pour m’occuper de mon foyer (années 1960 bonjour!).

Bref, je pensais qu’en lui confiant cela en avant première, j’allais réussir à créer un lien, une sorte de confession. Mais en fait, ce qu’elle m’a dit ce jour là est toujours gravé dans ma tête. Que j’étais bien trop jeune. Que je ne me rendais pas compte de la difficulté que c’était que d’élever un enfant. Que je n’étais ni stable ni mature (mariée et en CDI? huh?). Qu’un bébé, ça pleurait la nuit, alors moi et mes grasses matinées… Que de toute façon, à 40 ans c’est aussi facile qu’à 25 ans d’avoir des enfants, c’est même mieux car on sait ce qu’on fait, y a plein de ses amies qui sont enceintes à 40 ans… Je me suis retrouvée déstabilisée. Oui, ma sœur me déstabilise. Je ne sais jamais quoi répondre, que faire. Mon sentiment du moment est toujours d’être estomaquée, de ne rien pouvoir lui dire, d’avoir la voix qui tremble car j’ai envie de chialer. Alors je ne dis rien, ou suis agressive, et je creuse le fossé.

Quand nous avons appris notre infertilité avec l’homme, je décidais de le dire à ma sœur. Après tout, tout le monde était au courant sauf elle. Ma mère avait préparé le terrain, elle m’avait dit “ne t’inquiète pas, elle a beaucoup de peine pour toi, elle m’a dit qu’elle n’en dormait pas la nuit.”. Que elle aussi rencontrait quelques problèmes de ce côté d’ailleurs… 

Je me suis donc préparée à passer le coup de fil, en mode Ninja:

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Mais il faut croire qu’on n’apprend jamais de ses erreurs (ou que j’avais déjà développé le côté sado-maso de la PMette). Elle me dit bien sûr qu’elle était désolée, mais que bon, j’étais jeune. J’ai essayé donc de lui parler d’elle, pour tenter un rapprochement comme on pourrait le dire, en mode “nous avons un point commun, serrons-nous les coudes!!!”. Mais non. Elle, ça n’a rien à voir. Déjà, son compagnon n’a pas de problème, lui *BIM!* Je lui parle alors de spermogramme, elle me répond “oui mais le mien, on sait qu’il n’a rien car il en a fait un avec son ex-femme”. Il y a donc + de 4 ans… “c’est pas comme ton biquet” *BIM!2* Mais un spermogramme, ça peut changer! Elle m’arrête de suite. Elle ne veut pas en parler. D’ailleurs, elle ne veut pas que je lui en parle non plus. Elle ne veut pas se poser de question et se prendre la tête. Qu’elle préfère donc que je ne lui en parle plus. Porte fermée, merci d’être venu mais nous ne sommes pas intéressé, au revoir.

S’ensuivirent quelques mois de dépression, où elle ne fût au courant de rien.

A chaque échec, elle était au courant par ma mère. Elle me disait qu’elle était désolée mais que bon, ça allait marcher parce que j’étais jeune.

Depuis juillet, je me refuse à lui en parler. J’ai appris qu’elle avait aussi de gros soucis, une FIV sans transfert. Je souffre tellement de ne pas être là, d’être tenue à distance, de ne pas lui parler de mes examens, de lui donner des conseils, des avis, de compatir. Elle parle à des inconnues me dit ma mère. Soit. Pourtant, dans la même famille, 2 sœurs souffrent chacune de leur côté. Quand il m’arrive de l’avoir au téléphone, elle me dit “oh ben oui, ça a l’air d’aller à ta voix.” Ce à quoi j’ai répondu à l’époque “je vais pas me mettre à chialer tous les jours pour montrer que ça ne va pas”.

Je ne sais pas si c’est de la maladresse de sa part, de l’égoïsme, de la compétition. Elle a avoué à ma mère que moi, j’avais plus de chances car j’avais des embryons à transférer (même si j’enchainais les négatifs). En mode concours. Alors oui, je dois me sentir BEAUCOUP plus chanceuse car j’ai des embryons, car je suis jeune. Elle-même qui me disait il y a plusieurs années que j’étais TROP jeune.

Une partie de moi est mauvaise, a envie de lui dire “ah bah toi qui me disait qu’à 40 ans c’était aussi facile qu’à 40 ans! Toi qui me disait d’un air dédaigneux et hautain que ton homme n’avait aucun souci, tu vois!”. Une partie pense qu’elle a le retour de bâton. Que tout ce qu’elle m’a dit se retourne contre elle, que c’est bien fait, qu’elle est à ma place et voit ce que ça fait. Je fouette cette partie de moi.

L’autre partie souffre. Souffre car récemment, elle a changé de médecin, et il lui a fait faire plein d’autres tests. Mais si elle m’avait parlé, j’aurais pu lui parler de tous les tests qui existaient. Elle aurait aussi pu me dire ces nouveaux tests, que je les demande à mon gynéco!

Elle reste à ce jour la seule personne qui ait eu une réaction négative à notre vie en PMA.

Au lieu de ça, à Noël, nous serons 2 infertiles dans la même pièce, avec interdiction de parler de ce qui nous touche au plus profond de nous même. Et mon cœur saigne tellement de devoir taire ma peine et ne pas écouter celle de ma propre famille…

(le post pourri qui me fait pleurer. Thérapie de Noël)

From → Humeur du jour

45 Comments
  1. mince… naïve, j’aurais aussi imaginé que cela aurait pu “rapprocher”. mais chacun réagit différemment face à la souffrance. et parfois, la peur de “mal faire” conduit à pire😦 je te souhaite beaucoup de courage face à cette situation compliquée, et qui sait, en cette période un peu particulière, peut-être un beau moment entre soeurs ?

    • Hummm vu notre discussion de la semaine passée (où elle m’expliquait de A à Z que toutes ses amies qui s’étaient expatriées étaient revenues…), je ne pense pas. Mais bon.

  2. C’est triste ce manque de communication mais moi aussi j’ai une soeur de 13 ans plus jeune que moi. J’avoue que la communication c’est pas ça du tout. Alors je suppose que si ma petite soeur devait vivre la même chose je ne trouverai pas plus les mots. D’ailleurs, je l’ai complètement exclus de ça. Mes autres soeurs sont au courant de mon parcours mais pas la dernière. Ne vous en voulez pas, il n’est pas facile d’avoir des liens quand tant d’année nous sépare. J’espère juste que vous arriverez à vous épargnez la souffrance.

    Bises

    • Oui, effectivement la différence d’âge explique un peu la chose. Mais bon, il m’arrive aussi de m’entendre avec des gens ayant 13 ans de + que moi😉
      Bises à toi

  3. gribouillette permalink

    C’est triste en effet, et surtout très dommage. Vous vivez les mêmes galères, vous pourriez vous serrer les coudes. Mais bon, comme dit la chanson, on ne choisit pas sa famille…

    • c’est ce qu’on pense avec ma mère: dommage. Le mot est juste

      • Dame lapin, je n ai jamais parlé de notre infertilité à ma soeur. Pourtant je sais qu’elle aussi passe par là (je l’ai su par mon oncle à qui elle a confié ses soucies, car lui aussi est passé par là).
        J’ai toujours eu un blocage, peur de me lancer et d’avoir une mauvaise reaction. Alors je me tais. Meme si comme toi je souffre beaucoup de pas pouvoir partager ca avec ma soeur! De ne pas la conseiller, la reconforter … C’est dur😦

      • Au final, je ne sais pas si je n’aurai pas moins souffert à ne rien lui dire… Au moins elle ne m’aurait pas dit ses paroles blessantes

  4. Je pense que pour ta sœur, elle doit être particulièrement angoissée par son âge qui lui rend l’avenir plus sombre, étant probablement moins éligible en pma ou adoption, et elle doit du coup être jalouse de ta situation… Et si elle pensait vraiment ses propos, elle doit culpabiliser beaucoup.. N’aurait elle pas dit cela (d’attendre) parce qu’elle espérait être enceinte avant toi? Ayant eu un petit frère papa pendant e parcours, je sais a quel point c’est bizarre pour une aînée en essais bébé…
    J’espère qu’elle saura partager cela avec toi un jour… Bisous la jolie lapine

    • Non, à cette époque elle était à peine en couple et n’imaginait pas ça. Elle me soutenait justement qu’à 40 ans, ça serait aussi facile. Apres oui, clairement elle estime qu’au moins j’ai des embryons meme si le resultat est toujours négatif et que du coup, nos tentatives restantes diminuent… Bisous à toi

      • Ben oui, c’est vraiment dommage qu’elle ne se rende pas compte que vous vivez la même souffrance au final et les mêmes angoisses… On va croiser pour que vous ayez des lapinous cousins! Bisous

  5. Oh, comme c’est triste tout ça… Vivre les même difficulté et ne pas pouvoir partager ça entre sœur.
    Je t’envoie des câlins.

  6. C’est terrible qu’elle ait cette réaction, qu’elle rejette ce dur point commun qui pourrait vous rapprocher et vous aider chacune. J’ai l’impression que ta sœur est jalouse de toi, depuis longtemps. Sa réaction lorsque tu as commencé les essais, ça ressemble à une jalousie. Je ne sais pas où elle en était elle à ce moment là dans sa vie, elle trouvait peut être ça injuste que toi sa cadette mariée, installée puisse penser à avoir un enfant si elle n’en était pas là dans sa vie. Peut être que je me trompe mais je le ressens comme ça.
    Je sais même pas quoi te conseiller car c’est évidemment très difficile de se détacher de cette relation pour t’autocentrer sur toi, ta vie, ton histoire. Avec une amie tu pourrais le faire mais avec une soeur c’est plus difficile.
    Bises

    • Je suis tout à fait d’accord avec toi. Je continue à esperer, mais chaque remarque continue à faire mal. Bisous

  7. Ma petite sœur (32 ans) a découvert son infertilité suite à nos difficultés à nous. Je lui avais suggéré de faire un bilan fsh/amh et une écho cfa et bim : IO pour elle aussi. 3 IAC négatives, ils commencent les FIV en 2014…
    Elle m’en veut, je le sais. C’est parfois tendu. Mais je reste persuadée qu’en en parlant (oui, c’est dur), vous parviendrez à échanger. C’est trop dur de faire semblant… Courage à toutes les 2 (des FIV sans transfert, ça laisse peu de place à l’espoir… je compatis).

    • Mais pkoi elle t’en voudrai?

      • M’en vouloir, c’est peut-être pas exactement ça mais disons qu’elle a découvert son infertilité de par la mienne et que, d’une certaine façon, je lui renvoie un truc… je trouve pas le mot…
        Elle me dit qu’elle n’a pas eu le temps de s’y faire, que c’est douloureux de s’entendre dire du jour au lendemain, avant même d’avoir véritablement commencé les essais, que ça va être compliqué…
        Elle parle de gènes pourris… est en colère… C’est dur…
        D’un autre côté, mon infertilité l’a incitée à avancer son projet de maternité… Bref, c’est compliqué tout ça…

      • ah, oui effectivement. C’est encore différent. Elle doit t’en vouloir de lui avoir mis sous le nez ce souci alors qu’elle n’était pas encore dans une optique de maternité.

  8. En effet, c’est vraiment triste. Si au moins les liens du sang pouvaient nous garantir quelque chose…
    Elle se protège énormément alors fais de même ma petite dame lapin! Gros bisous🙂

  9. C’est si triste ce fossé qui peut se creuser, surtout entre deux soeurs… C’est tellement dommage, malheureusement tu as fait tout ce que tu pouvais faire, elle sait que toi tu es ouverte au dialogue mais elle ne l’est pas.. ça donne une grosse impression de gachis, j’en suis désolée pour toi.. En tout cas bon courage pour les repas de fêtes. Bises

  10. C’est tellement dommage la réaction de ta sœur parce que franchement la Pma aurait vraiment pu vous rapprocher et en même temps elle doit se sentir moins lottie que toi vu son âge et peut être qu’elle réagirait très mal a ton +++ tandis qu’elle serait encore sur le quai. Pour 2014 je vous souhaite a toutes les deux un bâtonnet avec deux barres. Peut être que ça vous rapprocherait. Enfin…

    • Peut etre mais je sais que moi, je serai jalouse si elle a un + et pas moi… C’est moche non?

  11. Les relations entre sœurs sont si complexes, pas facile de comprendre les réactions des unes et des autres. C’est vrai on se dit que ce type de problème aurait pu vous rapprocher, mais peut être qu’elle n’a pas pu s’empêcher d’y voir une compétition, et qu’elle a peur de la perdre et d’en souffrir ?
    J’espère que vous serez toutes les deux victorieuses de cette saloperie d’infertilité et que la maternité vous rapprochera. Bises.

    • Oh je ne pense pas qu’on se rapproche en cas de maternité. Elle pensera tjrs mieux savoir que moi, et on a des visions tellement différentes

  12. tittounett permalink

    Je me retrouve dans ton post. Pas trop avec ma soeur mais plus avec mes parents. C’est exactement ce qui se passe quand j’en parlais à mon père ou à ma mère. Depuis je fais comme toi, je ne leur en parle plus. Ma soeur ça va, elle ne sait jamais trop quoi dire mais elle souffre beaucoup de ma situation et est toujours là pour m’appeler après une écho ou un transfert pour savoir si tout s’est bien passé.
    Tu as raison de ne plus lui en parler. Il faut laisser les nuisibles de côté : les hypocrites, les jaloux et les méchants même si c’est sa propre famille. On n’est pas obligé de tout accepter parce que c’est notre sang, ils n’ont pas tous les droits parce que c’est notre sang sinon c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres, à toutes les maltraitances. Parce que oui, ce n’est pas comparable à la violence mais c’est une maltraitance psychologique qui pourrait pousser quelqu’un au pire dans un moment de fragilité extrême. Alors mierdasse à tous ces gens même la famille !

    • Faut bien se proteger, et je ne vais pas l’attacher pour la forcer à m’écouter😉 je souffre juste de ses remarques qu’elle peut encore lancer

  13. Dur… Mais qu’elle est dure ta soeur ! C’est terrible. Je suis sûre que c’est à elle-même qu’elle fait le plus de mal. Un truc m’intrigue “elle parle à des inconnues”… ? Sur internet ? C’est dingue vous avez peut-être les mêmes interlocutrices…
    Sa réaction est probablement basée sur une certaine forme de jalousie, elle s’apaiserait peut-être en étant enceinte… En attendant, bon courage pour Noël Dame Lapin et on est là nous, les inconnues❤
    Bisous

    • tittounett permalink

      Je suis sûr que non Madamepimpin (oui ok ma foi en la nature humaine est limitée). Si elle tombait enceinte elle dirait à notre lapinou “tu vois, moi à mon âge j’ai réussi alors toi, arrête de te prendre la tête, tu es jeune ça viendra”. Je l’entends d’ici…

      • Elle critiquera aussi les femmes qui veulent rester au foyer les 3 premieres années de leur enfant, et tout les choix que je prendrai autre que le sien.

    • Non, elle parle à des femmes dans sa salle d’attente apparemment…
      Bisous à tou, heureusement que je vous ai❤

  14. Effectivement ce n’est pas un fossé entre vous mais un gouffre… c’est assez triste en fait😦 ta soeur ne semble pas très heureuse et parfois ça rend indélicat et penser que tu as “plus” de pb qu’elle, doit la rassurer. Avec le temps, j’ai pris la résolution de m’éloigner de ceux qui ne peuvent pas m’apporter du bon (sans les écarter de ma vie bien sûr). La pma nous oblige à nous protéger. Tendre la main à ta soeur est louable mais pense à toi avant tout🙂 je t’embrasse

    • merci à toi pour ce précieux conseil. C’est ce que j’essaie de faire. La voir à Noël va cependant remuer le couteau dans la plaie. Bises à toi

  15. C’est triste que vous ne puissiez pas être là l’une pour l’autre alors que vous partagez des épreuves assez similaires. Comme les autres, je pense que tu as déjà tenter beaucoup pour te rapprocher d’elle et que tu ne peux pas vraiment faire grand chose de plus pour diminuer ce fossé.

    Par certains aspects, je me retrouve un peu dans le portrait que tu dresses de ta grande soeur. Je suis bosseuse, perfectionniste et (étais?) carriériste. Jusqu’ici, tout me réussissais plutôt bien: études, boulot, santé, amour, argent, maison etc. Je n’avais aucun doute sur le fait que le projet bébé se déroulerait pareillement et que j’avais le temps. La chute est très dure et pour une “hyper achiever” comme moi (et ta soeur j’ai l’impression) elle est vécue comme un gros échec personnel. On se plante là où la plupart des gens réussissent. Pour couronner le tout, on n’a aucun contrôle sur la situation. Personnellement, je remets en doute mes choix passés et je culpabilise beaucoup.

    Bon, tout ça n’excuse en rien le comportement de ta soeur mais peut-être que ça te permettra de mieux comprendre ses réactions?

    Gros bisous Dame Lapinou

    • J’ai toujours du mal car je n’ai pas du tout la même vision de la vie qu’elle. Elle disait toujours que tout me résussissait comparé à elle: je ne suis pas prématurée comme elle, je n’ai pas redoublé, elle considère que mes parents m’ont bien plus aidé qu’elle (car plus les moyens quand je suis née), je me suis mariée tôt et avant elle… Dans son point de vue, tout me réussit et elle doit galérer pour tout avoir (ce sont ses propres mots à notre mère, après que j’ai eu le permis du 1er coup). J’ai la sensation qu’elle se voit dans l’obligation de me rabaisser ma vision de la vie car elle doit estimer que je ne suis pas réaliste. Or je le suis, je choisis juste de voir la vie du côté rose😉 Personnellement, je la juge aussi quelque part, car jusqu’à il y a 2 ans, elle était anti-maternelle, en mode “je n’invite pas mes amies qui ont des enfants car elles ne aprlent que de ça et ils font des saletés partout chez moi”. Donc de mon point de vue (siouplait me lynchez pas), tente un 1er enfant à 41 ans passé, c’est risquer de se confronter à des soucis pour l’avoir. Même si elle me soutenait le contraire…

      • Y’a clairement beaucoup de jalousie de sa part…b Son comportement vis à vis de la maternité est assez étrange. Es-tu certaine qu’elle n’est pas “en essai” depuis plus longtemps qu’elle veut bien te le dire?

        Je suis d’accord avec ton point de vue sur l’âge (on se fera donc lyncher à 2). Ayant commencé les essais à 30 ans et des (grosses) poussières, je regrette déjà d’avoir attendu “si longtemps” alors que j’avais rencontré l’homme de ma vie depuis un moment (on est ensemble depuis 6 ans) et d’avoir fait passer ma carrière avant. Si tout va bien, c’est ok mais en cas de souci, c’est déjà prendre des risques alors à 41 ans…

        Tu fais bien de voir le côté rose de la vie🙂

      • Non, car elle est en couple depuis “seulement” 3 ans, donc célibataire avant. Ils ont commencé les essais il y a 1 an, et le “pire”, c’est qu’elle a dû menacer son homme pour qu’il accepte (lui ne voulait pas d’enfant).

  16. Que c’est dur comme situation. Inimaginable même. Je comprends tes pleurs, j’en serais bouleversée…. Elle doit avoir de sacrés blocages et beaucoup de souffrance pour ne pas pouvoir se rapprocher de toi sur un sujet aussi sensible. Mais comment juger, nous savons que c’est dur et tout le monde ne peut s’exprimer sur sa souffrance. Peut-être même qu’elle t’a jalousé toutes ces années pour te dire à tout bout de champ “t’es jeune toi”… Enfin, j’espère qu’un jour vous vous retrouverez. toi, en attendant il faut que tu te protèges hein ! Tu sais quoi, j’ai pensé un instant que si ça se trouve elle est sur la blogo… Allez, gros gros bisous et bon courage pour les fêtes…

    • Heu, je précise, mais propos n’étaient pas pour la défendre. J’ai peur d’être mal interprétée dans mes propos…

      • Non, tu n’as pas été malinterprétée, je te rassure😉
        J’y ai pensé, sur la blogo. Mais non, ce n’est pas son style. Je ne l’ai pas reconnue dans les blogs lus.

  17. Bounty Caramel permalink

    Quelle carapace… parfois il ne vaut mieux pas la rompre (même si c’est plus que difficile pour toi et que tu souffres de ses réactions) au risque que tout s’effondre… C’est très négatif et alertant ce que je dis, mais j’ai le sentiment que ta soeur est en mode “combat (pour tout)” et “survie”. Alors que toi tu chercherais avec elle de l’entraide, de la compassion, de l’empathie, de la fraternité et du soutien mutuel… elle, elle ne peut pas. Il me semble qu’elle n’en est pas capable car elle devrait affronter une remise en cause dantesque d’elle-même, de ses choix passés, de son mode de fonctionnement… Navrée de te dire qu’il serait exceptionnel qu’elle change. Je vous le souhaite, mais, même si c’est cruel et difficile, n’y investit pas trop d’énergie, n’y perd pas tes plumes… Seul le temps ou sa propre prise de conscience pourraient changer la donne, mais pas toi seule. Des bises

    • Ah non mais je ne me fais d’illusion, je ne pense pas qu’elle change. Si par moment, elle pouvait juste éviter de l’ouvrir pour dire des choses blessantes (en plus je suis sure qu’elle ne se rend pas compte à quel point elle est blessante..

  18. J’ai aussi une sœur, de 6 ans mon aîné. Elle a essuyé avant moi les plâtres de l’infertilité. Après 6 iac et 1 fiv, elle est enfin devenue mère de deux merveilles. Je pensais aussi pouvoir compter sur son soutien, mais un jour, elle m’a répondu: “Oh, tu sais, tout ça est derrière moi…” Du coup, au moment de fiv 2, je lui ai écrit un mail, dans lequel j’exprimais justement le regret que j’avais de ne pas pouvoir partager ça avec elle, que j’avais besoin de son soutien… Du coup, durant tout le protocole, on s’est énormément appelé: elle était là pour moi… Bon, suite au résultat, on n’en parle plus de nouveau, mais bon, quelque part, je sais qu’elle est là et qu’elle comprend nos souffrances, et c’est déjà beaucoup !! As-tu essayé de lui écrire pour exprimer tout ce que tu ressens?? C’est souvent très bénéfique… Bises.

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